09 mars 2018

Dessin de la semaine dernière

Pendant ce temps, le Brexit patine : l'Union Européenne (ici Michel Barnier) et Theresa May se disputent la garde de l'Irlande du Nord. Les séparatistes Nord-irlandais y voient une opportunité de se rattacher à l'Irlande, tandis que les unionistes loyaux à la couronne veulent sortir de l'UE avec l'Angleterre et refusent tout statut spécial. J'ai découvert également que Theresa May était très piégeuse à dessiner : Tu fais un gros casque de chevex, des grosses boucles d'oreilles, une tête un peu snob, des dents en avant... Et PAF, c'est Christine Lagarde qui apparaît !

2018


15 février 2017

Les vraies coulisses de Bruxelles

Vous n'en avez rien à foutre de l'Europe ? Trop compliqué ? Allez, comme je suis sympa je vous fais une synthèse des 6 derniers mois en trois cases.

2017

26 juillet 2016

Le Taurillon en flam's : Brexit et déprime post-erasmus

J'ai dessiné la une du Taurillon en flam's pour les jeunes européens de Strasbourg. Le PDF en cliquant ici.

 

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09 janvier 2016

Meanwhile in Europe

Ahhh l'Europe et l'actu. Quand ce ne sont pas les rédactions nationales qui vont voir ce qui se joue à Bruxelles en traînant des pieds, ce sont les lecteurs/télespectateurs qui évitent de traîner leurs guêtres sur les sites d'info européens. Et pour cause. C'est chiant, c'est technique, c'est plein de gens avec des noms qu'on retient pas, faut savoir parler au minimum l'anglais... Allez coco, tu veux pas nous faire un dessin sur Charlie Hebdo plutôt ?

C'est compliqué pour les journalistes, et ça l'est encore plus pour les dessinateurs. Il faut dessiner sur des thèmes qui intéressent 28 pays, en jouant sur des références culturelles et des ressorts comiques qui marchent dans les 28 pays, traduire le dessin dans 24 langues (ou bien faire un dessin muet)... Et puis, il y a le prix à payer d'avoir un public aussi large et aussi divers. Faut être un peu plus, un peu moins,... Enfin je suis Charlie hein, mais ça on peut pas le passer tu comprends... En fait non, je n'en sais rien, j'ai jamais envoyé un seul journal ou site d'info spécialisé sur l'Europe.

C'est donc par pure autocensure que je n'ai pas dessiné un petit hipster avec une étoile jaune cousue sur sa chemise à carreaux pour décrire ce qui se passe en ce moment en Pologne. Parce que là bas, ça y est. L'extrême droite est passée. Enfin, ils sont comme les nôtres hein, ils n'aiment pas trop le terme d'extrême-droite qui leur colle à la peau, mais ce sont les mêmes idées. Politique répressive sur les migrants, racines chrétiennes, etc etc. Le tout teinté d'un peu de féminisme puisque leur nouveau Premier ministre est une Première ministre en la personne de Beata Szydlo. Et donc, dans les premières réformes de cette brave Beata, il y a celle des médias publics. Et ils se sont dits que "Tiens, si on nominait nous même les membres des conseils d'administration de la radio et de la télévision publique ?". Aussitôt, quatre associations de journalistes européens sont montées au créneau et ont alerté la Cour européenne des Droits de l'Homme. Là je vous vois venir. " Mais t'es con Piet, on fait pareil en France. Jean-Luc Hees qui a viré des humoristes à France Inter, on en parle ? Mathieu Gallet qui a foutu Radio France au pain sec et à l'eau, on en parle ?". TOUT le conseil d'administration les enfants. En Pologne ils veulent nominer et révoquer à merci TOUT le conseil d'administration de l'audiovisuel public. En France, le chef de l'État ne nomine que les Présidents de Radio France et de France TV. Dans le cas contraire, TF1, Direct8 et NRJ 12 seraient considérés comme des médias libres, et ça serait plutôt inquiétant. Comme vous ne connissez pas le charmant minois de Beata Szydlo, je vous l'offre sur un plateau. De rien.

Pologne loi sur les médias

 

Ah, et ce n'est pas tout. Apprenant cette réforme de l'audiovisuel, des responsables politiques de divers pays ont également désapprouvé l'idée. Le gouvernement polonais persiste, signe et en rajoute une couche en la personne de son ministre des affaires étrangères Witold Waszczykowski qui a littéralement pété une durite en donnant une interview au journal allemand Bild. Le gonze dont la moustache rappelle le grand-père sur les paquets de Wether's Original qui font le bonheur des vendeurs de dentiers a lâché qu'il voulait "soigner certaines maladies au sein de sa nation" , parce que quand même, faudrait pas que notre monde "prenne toujours une direction toujours pls marxiste pour devenir un mix de races, de cultures, avec que des vélos et des végétariens, où on glorifie les énergies renouvelables et combat toute forme de religion".

Source: Externe

 

Si Papacito et son blog "Fils de pute de la mode" lisait ça, il banderait comme un âne, foutrait le camp en Pologne et écrirait ses conneries depuis là-bas.

Donc nos hipsters maigrichons, au boulard certes un peu encombrant mais pas dangereux pour deux sous seraient le nouvel avatar du communisme. Surtout ceux qui claquent tout leur paie de graphiste ou de community-manager dans des produits Apple.

pologne péril bolchévique

 

 



Sans transition. E.ON, vous connaissez ? Poids lourd de l'énergie en Europe, installé en Allemagne. Pays qui, on le rappelle, essaie de faire oublier à toute l'Europe que toutes ces éoliennes rutilantes installées récemment servent surtout à dissiper les nuages de fumées qu'engendrent leurs centrales à charbon dégueulasses. E.ON donc, a annoncé récemment faire une scission et laisser sa partie "énergies fossiles" à sa filiale Uniper, qui sera indépendante. Le but étant, selon les sourires en césariennes des dirigeants de E.ON, que chacun devienne le n°1 dans son propre secteur en se concentrant sur une poignée d'activités. Devinez quand même qui se lave les mains à pas cher en se débarrassant de la gestions des centrales à charbon qui n'ont pas franchement la cote en ce moment ?

E

 

 

Et pour terminer, de l'énergie toujours. Drax, vous connaissez ? Moi non plus jusqu'à il y a peu. C'est un des plus gros (le plus gros ?) complexe énergétique du Royaume-Uni qui lui fournit environ 7% de ses besoins. Pour une fois, il se trouve que le Royaume-Uni suit les consignes de l'Union Européenne sans trop faire chier son monde et décide de faire un pas dans la direction de la transition énergétique en convertissant cette centrale à charbon en centrale à biomasse. 4 dômes géants sont sortis de terre sur le site à cette fin, mais la Commission européenne a lancé une enquête pour vérifier que "cela ne nuisait pas à la concurrence libre et non faussée", dogme parmi les dogmes dans l'UE. Hahaha ça faisait longtemps tiens. La dernière fois que l'UE décidait de faire passer ses lubies avant l'intérêt général ça remonte à... Ah, ben ça remonte au 23 décembre, et je l'explique dans mon billet précédent. Allez donc expliquer aux partisans d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne que ce sont de dangereux nationalistes qui ne pensent qu'à leur pomme après ça.

UK transition énergétique