Merde, c'est bien ma veine ! J'ai commencé mes études à Dijon, dont le maire était François Rebsamen. Un porte-flingue de Hollande qui s'est joyeusement vautré dans le ramassis de lieux communs sur les chômeurs alors qu'il était ministre du travail. Puis j'ai continué à Tours, avec un maire qui s'est flingué le jour où devait débuter son procès pour détournements de fonds publics, et un successeur qui voulait dégager les mendiants qui faisaient tache devant les devantures des Galeries Lafayette. J'ai aussi fait un petit tour à Francfort sur l'Oder et ses néonazis, pour l'exotisme. J'aurais pu commencer ma carrière de dessinateur de presse à Lyon avec Gégé Collomb qui dégageait les Roms à coups de bulldozoer, ou à Angoulême où le maire redoublait d'ingéniosité pour faire chier les SDF... Bah non, je suis resté à Strasbourg, avec comme maire Roland Ries, un petit papy qui a eu la bonne idée de rester sagement à Strasbourg plutôt que d'aller se planter à Paris avec François Hollande. Et cette semaine, à deux ans de la fin de son mandat, le mec se souvient qu'il est socialiste, et décide d'accepter la proposition de son Conseil Municipal d'ouvrir 100 places pour les sans-abri, qu'ils soient Français ou non. Et il en profite par dessus le marché pour mettre un coup de pression à l'État pour qu'il accélère le rythme sur l'accueil des migrants. COMMENT TU VEUX FAIRE DU DESSIN SATIRIQUE AVEC UN MAIRE PAREIL !?

(Heureusement qu'il reste une étiquette PS à laquelle s'accrocher)

 

2018